Le SOMUA S35

Construction de l'intérieur .

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L'historique du Somua a été placé ici, car j'ai essayé de le faire précis, donc il est long...

Ici une référence concernant le Somua S35, avec quelques petits scans du manuel d'entretien de 1939.

Sinon sur cette page, vous avez La construction, La peinture.

La maquette Heller.

Le kit heller à 20 ans  mais franchement je ne le trouve pas trop mal. La photodéc ne me semble pas utile, les détails à rajouter étant simple à faire (lot de bord, sangle des coffres latéraux...). Le truc qui m'ennuie ce sont les chenilles, elles sont vraiment moches. J'ai donc acheté des chenilles à maillons séparés (2 fois le prix du kit !), mon projet par ailleurs le justifie (au moins à mes yeux).

Le plastique est très tendre, et il est donc facile de percer les trappes qu'Heller a faites pleines pour les fermer. L'intérieur de la coque est bien rendu, même si je ne suis pas sûr du tout que ce soit fait exprès: peu de pastilles d'éjection, la texture simule bien le brut de fonderie, seul le plancher est à ajouter. J'émets cependant un doute sur la meurtrière du pilote: plus je regarde les photos de l'exemplaire de Saumur, moins je la trouve ressemblante. Celle du kit est bien trop fine, et en plus elle a les coins carrés et non pas arrondis; Heller propose en outre de l'ouvrir oui, mais de la faire tenir par magie...

Idem pour les fentes de vision latérales, qui ne ressemblent pas à celle de Saumur. Enfin la fente à l'avant est représentée en relief, alors que sur le char elle est en creux, à l'échelle cela se voit. 

Évidemment, pour ouvrir la tourelle, il faut faire entièrement la trappe arrière, côté intérieur, afin de montrer le système d'ouverture. La culasse du canon de 47 est (à peine) ébauchée, mais peut servir de base pour réaliser l'arme. Au total ça reste un kit correct, une excellente base pour faire un S35. A noter que selon Steven Zaloga, la tourelle est fausse; il raconte qu'il a grimpé sur celle du S35 d'Aberdeen afin de vérifier, mètre en main; mais je dispose d'un plan de ladite tourelle qui me laisse perplexe... Steven a choisi de refaire sa tourelle, moi non: c'est lui le pro ;-)

Dernier point noir: la dernière version est vendue avec un box art allemand, ça fait mieux vendre, mais aucune modification apportée par ces derniers n'est présente. Y en a qui vont se faire rouler.

Construction

Ayant à ma disposition de nombreuses photos de l'exemplaire de Saumur (Merci mon Claude ;-), j'ai décidé de réaliser la maquette avec tout son intérieur. Le moteur sera également réalisé, mais en ébauche, les trappes ouvertes ne laissant pas voir grand chose... allez en route !

 

 

Construction
L'intérieur de la caisse est aménagé. La plaque jaune est un moulage résine d'une référence Royal Model de tôle armée: ça marche ! Des "boulons" sont mis sur les côtés: ce sont les supports de chargeurs de la mitrailleuse. La plaque de séparation entre le compartiment de combat et le moteur. Une photo, de la CP, et le tour est joué. Les différentes poignées sont en fil de laiton aplati. L'assemblage des 2 parties de la caisse me montre les éléments qui seront à construire. Les trois ouvertures sont faites avec une scie circulaires: il faudra réaliser le compartiment de combat, et une ébauche de moteur, côté gauche. Le S35 avait un volant. Celui -ci est fait d'après les photos du Somua de Saumur. Fils de diverses épaisseurs, CP.
L'intérieur s'aménage. Le tout est fait selon photos, rien n'est imaginé. Le moteur est fait avec de la CP, les parties arrondies (centre du ventilateur par ex.) sont thermo formées avec le bout d'un crayon. Compartiment de combat. Il manque encore la position du radio, bien que l'on voit l'emplacement de son matériel. Le casier à obus est rempli, pour plus de facilité (le "cul" des munitions sont des rondelles faites à l'emporte pièce). Le tout, bien entendu, toujours selon les photos de Saumur. Le poste du pilote. Photos, photos, toujours photos... Le siège du chef de char. La selle est en alu (boite de coca), les repose-pieds en plaque de tôle armée moulée entourée de chutes de photodécoupe. Je l'ai fait pour rien: c'est un ajout allemand...
Autre vue du même siège. Poste du pilote. Le siège est mis en forme à la flamme. Le tableau de bord est fait selon photos (tjrs...) et les voyants à l'emporte pièces. Casier à munitions. Carte Plastique et chutes de photodécoupe. Ce drôle de truc, c'est le réservoir. Il est ébauché, on ne le voit presque pas une fois le char assemblé; mais il est là sinon ça fait vide. Les dimensions sont des rapports de proportion.
Le moteur. Pour la 30000è fois... des photos ! Et ici une aide avec un écorché tiré d'un profile afv. CP, câble électrique, fil d'étain... Un exemple de travail inutile à faire: détailler les filtres à air (au dessus). Une fois les coques assemblées, on ne voit quasiment rien; donc une ébauche suffit, qui remplit parfaitement son rôle. Encore une ébauche: la boite de vitesse (à droite), cachée par sa taille basse et le ventilateur qui lui est donc fait avec soin.
le dessous de la coque reçoit quelques détails. Les caissons de la ventilation, les épiscopes. Détail des épiscopes. La trappe de vision du pilote est faite d'après la photo à droite (entre autres). Le puits de tourelle reçoit sa crémaillère (ici incomplète). Ce sont des tiges de CP 0.5² qui une fois sèches sont coupées et poncées. Les ergots Heller sont bouchés. Les demis coques assemblées. Tout ce qui se voit est détaillé, le reste...ébauché.
Le compartiment de combat est très visible une fois la trappe d'accès ouverte. Autre pièce intéressante: le *** qui sert à la rotation de tourelle. Le boîtier est fait d'après une série de clichés que j'ai. Carte plastique, emporte pièce, fil de cuivre. Le tourelleau du chef de char est quelque peu délaissé par Heller. L'épiscope n'est pas difficile à faire, il suffit ...de doc (je sais...) La culasse du canon (ici seulement ébauchée) est mise en place. Il faut se rendre à l'évidence, elle est trop visible pour être laissée telle quel. Heureusement mes recherches ont été fructueuses et le détaillage est possible.
La culasse. Je me suis basé sur le "truc" fourni par Heller, pour les dimensions. Tout n'est ensuite que proportions. Tube, CP, plats, etc. Le ressort est en fil de fer torsadé autour d'un clou. Puis vient le détaillage plus fin, à l'aide de chute de photo découpe, de l'emporte pièce. Tout ce qu'on voit là, je le vois sur mes documents. Je ne sais pas trop à quoi ça servait, mais c'est là ;-)
Le moteur de rotation de tourelle, l'ébauche de la 7.5mm. Les épiscopes sont également détaillés à l'intérieur. On a ici l'exemple de la limite d'une planche de photo découpe. Le détail rajouté est conforme à l'original (tout du moins au S 35 de Saumur), mais ne ressemble pas beaucoup à ce que propose Eduard (voyez le HS SteelMaster pour illustration de cette pièce en photo découpe). C'est même n'importe quoi leur truc.. Ici un point qui m'ennuie, la radio. Rien trouvé là dessus, si ce n'est un dessin paru il y a longtemps et gracieusement fourni par Marc le Bayon. J'ai réalisé un ER 26 ter de commandement d'après ce dessin, mais bon...
Même sauce que pour le reste du char: carte plastique, emporte pièce. L'intérieur de la tourelle est peint, en blanc cassé. Idem pour la culasse du canon. Idem pour le siège. Mais il ne sera pas mis, car j'ai découvert par la suite que c'est un ajout allemand ! Les chefs de chars français en 40 avaient une sangle de cuir pour placer leur séant. Fallait pas peser des tonnes...
Le dessous de la coque, intérieur. La coque. Le moteur reçoit une couche gris acier. Il sera ensuite rendu "graisseux" par l"application de jus noirs et rouille. L'intérieur est terminé. J'y ai ajouté une sorte de glissière, pour entrer dans le char, et qui servait de coffre; quelques conduites électriques.
Egalement le siège du radio, le casier à munitions est plein. L'original et le kit. Les différentes plaques sont laissées ouvertes. Notez les poignées de celles-ci (fil de cuivre mis en forme avec une pince à épiler), la glissière d'entrée (en face de ... l'entrée !), la protection du phare avant en feuille d'alu. Les coffres sont refaits d'après le manuel d'entretien du S35. Il manque les couvercles et les sangles. A noter en passant que les pièces fournies sur la planche Eduard sont inexactes à cet endroit, comparez avec le HS de Steel Masters "campagne de France (2)". J'insiste, ceux que vous voyez correspondent au TM de 1939.
Vue plongeante sur le poste de pilotage du S35. Au fait, les siège sont en Dunlopilo, d'après le TM. Peut être que les gars s'endormaient au volant ? :-)) La tourelle est patinée elle aussi. Au fait, il faut percer le canon, car il est plein... J'ai enfin la confirmation qu'il n'était pas utile de faire le moteur dans son entièreté, car on ne voit pas tout. La caisse n'est pas collée, juste posée. Le rajout en carte plastique, en bas, sur le blindage du train de roulement, est une pièce dont Heller n'a représenté que les contours. Les sangles de la couverture. J'ai eu du mal à comprendre, car le Manuel Technique montre cette partie complètement neuve, sangles fermées. Moi je voulais un véhicule fouillé, donc sangles défaites. C'est sur une photo du livre de Peter Taghon "Mai 40" que j'ai eu la solution. Elles sont faites en feuille de plomb, aimablement données par le dentiste de mon gabelou privé ;-)), les fermetures en fil de cuivre.
Voilà ! Le véhicule est prêt à être peint. Depuis le temps ! J'ai commencé ce kit en septembre 2001, sans compter toutes les recherches préalables... ... la collecte de photos d'époque, la bibliographie, les photos de musée (merci Claude)...  ...en conclusion, je pense que le plus important à retenir, c'est la doc. C'est vraiment notre nerf de la guerre. Pour moi, trois choses: les photos de musée (engins réels), les photos d'époque (dans les livres) et le manuel technique. Reste maintenant à trouver sa décoration...mais j'ai mon idée, bien sûr...
Peinture
Avant peinture, je simule les dépôts de boue et de poussière avec du mastic Italeri, dilué dans l'acétone. La mixture est mise au pinceau. Puis la caisse supérieure est collée, l'intérieur étant terminé. Les ouvertures sont masquées avec du scotch de dessinateur, vous savez, cette bande jaune qui ne colle pas trop... Voici la décoration choisie. Elle est proposée dans le "Armor in Profile N°1", Editions PELTA. Je la trouve ... "belle", car assez colorée.
18è Dragon (Cf. insigne bleu, + numéro > 50) donc 1ère DLM,  3è Section (Cf. le losange blanc). L'escadron (il y en a 2 par Régiment des DLM), j'sais pô...
Pour l'insigne du 18è Dragon, Heller le fournit (sur un trèfle de 4è section) , ainsi que 2 cocardes (va en manquer une). Heller nous donne un "93", que je transformerai en "63". Ca colle !
La tourelle est aussi bouchée. Le dessous est protégé, car c'est en fait l'intérieur de la porte. Il faudra donc veiller à peindre le dessus de la porte avec les motifs de camouflage du char.
Puis la couche de base. C'est de la peinture acrylique Vallejo, une première pour moi. Par contre c'est l'idéal pour l'aéro: flacon pratique, pas d'odeur et nettoyage à l'eau. Quel luxe par rapport aux émails ! La tourelle reçoit aussi sa giclée, on n'oublie pas le dessus de la trappe du patron. Le jaune sable et le vert sont appliqués au pinceau. En agissant délicatement, avec de la peinture un peu diluée, et en plusieurs couches, on ne voit aucune trace. Les chenilles Heller sont remplacées par les Friull (quand y faut, y faut...)
Les cocardes viennent de la planche Blast et du kit, tout comme l'hippogriffe, symbole du 18è, que j'ai détaché du trèfle fourni dans le kit pour le placer sur un losange peint à la main. Les parties basses sont salies avec des traces de peintures terre claire, appliquées de haut en bas ("dégoulinantes") pour simuler les dépôts de boue.
Le surlignage brun très foncé est fait au pinceau fin, et toujours aux Vallejo. Un jus de noir très dilué est appliqué, afin de foncer l'ensemble. Les surfaces planes sont tapotées avec un sopalin, créant ainsi un effet d'ombre.
 

Voilà. Un an de boulot (pas en continu, bien sûr !) terminé. Les chenilles Friull sont mises en place: on ne peut vraiment plus utiliser celles Heller.

Fini fini !