Faire ses arbres...

Pas si dur que ça !

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On ne va pas trop se préoccuper de l'essence de l'arbre ou de l'arbuste qu'on va tenter de réaliser ici. Le but est de faire une verdure crédible. La sculpture du tronc s'apparente à une essence avec écorce rugueuse, genre chêne. Le hêtre sera plus lisse, le platane complètement lisse. Pour le bouleau, voir plus bas.


Plastiroc ou Das Pronto, fil de fer, fleurs séchées ou flocage et hop! un arbre. Voici une méthode simple et pas chère pour faire des arbres, pour peu qu'on ne soit pas pressé. Comptez environ 4 heures pour faire un arbre, temps de séchage non compris.

D'abord; l'armature en fil de fer. Pas compliqué. Je fais de grandes boucles avec environ 5 mètres de fil, puis en les coupant je fais les branches. Chaque "branche" est ainsi constituée d'autres boucles, et je torsade le tout au fur et à mesure. Le tout est ensuite recouvert de pâte à modeler qui durcit à l'air. Cela donne parfois des formes qui à priori sont bizarres, mais observez bien la nature...

Puis, à l'aide d'un outil pointu (voir photo) je sculpte l'écorce, en griffant la pâte durcie. C'est assez long, dans la mesure où on peut creuser plus ou moins l'écorce, lui donner une direction, des contours, faire des courbes, bref rien de cartésien, la nature étant loin de l'être.

Puis, après peinture, chaque emplacement de branche est fait à la mini perceuse. Beaucoup de trous, dans lesquels je colle du zeeschium, en partant du centre vers l'extérieur, et en m'arrangeant pour qu'au final il n'y ait pas de "creux" dans le houppier de l'arbre.

Le zeeschium collé, il est saupoudré de feuilles séchées pilées, collées à la colle en bombe (j'utilise la "3M" collage définitif). Je répète l'opération plusieurs fois, pour obtenir un feuillage touffu. Autre technique de saupoudrage, au lieu d'utiliser des feuilles broyées, je saupoudre du flocage pour chemin de fer, très fin. Le tout est fixé également à la colle en bombe. Cette seconde méthode donne des houppiers plus aérés, c'est pourquoi je le préfère à la première.

Puis peinture: divers tons de verts, pulvérisés à l'aérographe.

Pour terminer, le tronc est patiné (essentiellement dry brush, mais aussi des jus, ça dépend de mon humeur :-) et le houppier pulvérisé de divers tons de verts.

On peut aussi, une fois la forme sèche, ajouter divers détails "vrais": des branches taillées (voir photos), de grosses racines qui partent sur le côté, des excroissances le long du tronc, etc.

 

Pas bien compliqué, tout ça. Le plus difficile est la sculpture du tronc, mais le coup de main vient assez vite... à vos scalpels !

 

 

Les bouleaux.

Voici comment réaliser un bouleau, que l’on rencontre très fréquemment dans les paysages à sols sablonneux, notamment dans le nord de l’Europe et en Russie.

Celui-ci étant destiné à un diorama hivernal, les feuilles sont absentes ; il vous suffit pour faire le feuillage de suivre les indications de l’article ci dessus.

J’ai passé pas mal de temps à observer de nombreux bouleaux dans mon coin, afin de dégager des caractéristiques à reproduire. Voici ce qui est à retenir :

Bon ben... au bouleau (ouais, je sais... ;-)

Le tronc est formé d’un carré de balsa, taillé de façon irrégulière. En haut, j’ai planté et collé (cyano) 2 fils de cuivre qui feront les branches terminales. Le tronc est enduit de milliput, en saucisses très fines que j’étale avec le doigt et beaucoup d’eau. La couleur est celle du milliput ; la jonction avec les fils de cuivre ne doit pas se voir. J’applique ensuite les fameuses traces, avec de la terre de sienne (huile). Ces traces sont globalement horizontales, très irrégulières et plus ou moins épaisses : la nature, c’est le hasard. Les branches sont en zeeschium, placées avec une pince et collée à la cyano. C’est un peu compliqué pour les branches du haut (les fils de cuivre) car on ne peut pas percer. Il faut donc poser, tenir et coller.
Mais pour le tronc (le balsa) pas de problème, un petit trou, on place et on colle. J’utilise de la cyano avec un capuchon pinceau pour question de pratique. Les branches du haut sont placées. On voit bien ici la façon dont ont été collées les branches supérieures, par simple application (je pose et je mets un point de colle). Toutes les branches sont mises. Celles du centre sont plus longues, et plus horizontales que le haut, le tout restant aléatoire.
Voilà. Nous retrouverons bien un jour ce bouleau sur un diorama...
Dernière étape, les branches sont peintes avec des huiles (toujours sienne brûlée). Les branchilles ne le sont pas forcément, par contre n’oubliez pas les tiges qui viennent se fixer au tronc, elles doivent être marron foncé. Voilà, notre bouleau est terminé. Il reste assez fragile...