L'attente

Hotchkiss H39

Accueil | Kits | Dioramas | Trucs

 

 

Contexte historique.

 Fin mai 40, le 7è Régiment de Cuirassiers fait partie de la 4è DLM. Cette DLM, créée avec les restes des 1ère DLC, 17è GRCA et du 2è GRDI ne sera jamais constituée dans son entièreté à cause des événements.
Aux côtés du 7è Cuirs, on retrouve le 3è Cuirs et le 7è RDP ; le 10è Cuirs, doté d’AMD 178 forme le régiment de découverte de la division.
Le 20 mai 40, le 7è Cuirs forme l’ossature du groupement De Langle de Cary, du nom de son chef. Une partie de ce groupement combat à Amiens ; puis le groupement entier est mis en réserve le 28 mai.
Le 5 juin, il contre attaque face à la 7è Panzer Division : il est anéanti le 6 juin…

Le 7è Cuirs n’est pas, comme ce fut souvent le cas, un amalgame d’unités défaites, mais une réelle tentative de création d’une formation mécanique apte au combat. Le matériel fourni est réduit, mais neuf et de bonne qualité, des Hotchkiss modèle 38 (H39) avec canon long SA 38, queue de franchissement.
Le régiment touche ses chars à Arpajon. Le matériel est jugé excellent, mais les équipage manquent cruellement de formation technique.
La dotation normale est de 2 escadrons de H (20 chars) et de 2 escadrons de S 35 (20 chars).

Le 5 juin, le régiment est mis en alerte vers 5 heures du matin. Le 2è groupe d’escadrons (H) atteint Molliens Vidame vers midi. L’après midi voit une succession d’ordres et de contre ordres ; aussi la contre attaque française ne démarre-t-elle que vers les 19h.
Le lendemain soir, il ne reste quasiment rien du groupement, illustration de la lutte des blindés français : faible densité des troupes, les unités se faisant déborder les unes après les autres et détruire par petits paquets.

 

Situation du diorama.

 Le 5 juin après midi, les H39 du 7è Cuirs sont regroupés autour de Molliens Vidame, au sud de la Somme, dans le secteur de Oissy, Riencourt, Montagne Fayel. Les hommes attendent les directives de la contre attaque française. Le matériel, neuf, est excellent et les équipages ont confiance en lui.
L’angoisse précédant le combat est palpable. Le « 56 » s’est placé sous les arbres, dans un chemin creux. Le chef de char, appuyé sur « son » blindé, attend tandis que son pilote, moins angoissé, s’est pour quelques instants allongé dans l’herbe.
Soudain, les deux hommes sont interpellés : serait-ce le départ ?

Le H39 a été décrit sur cette page, avec son « petit » frère le H35. Notons que les photographies du 7è Cuirs prises après les combats des 5 et 6 juin nous montrent des chars immatriculés dans la série 40950 et plus, avec des numéros de tourelles au moins supérieurs à 50 ; les 57, 59, 61, 64, 65, 68, 78 et 76 étant confirmés.

Nous retiendrons donc comme plausibles tout nombre de tourelle supérieur à 50, avec immatriculation supérieure à 40950, en prenant garde aux photos d’époque qui parfois montrent sur un char la tourelle et l’immatriculation.

 

Récupération ! La base du diorama est faite avec un essai que j'avais réalisé il y a quelques temps. C'est ce qui explique les teintes que l'on voit: essais de textures, de peintures, tout y est passé... Je lui ai rajouté un socle, et un arbre fait selon la technique décrite sur cette page. Rien de très difficile, ce n'est que du temps à passer. Les feuilles sont de vraies feuilles hachées, et du flocage ferroviaire fixés à la colle en bombe. La route pavée est constituée d'une ancienne planche (Woodland Scenic je crois ??) surmoulée. Le blanc est un camouflage de joint. La partie centrale en herbe est faite avec de l'herbe Faller. De temps en temps, quelques touffes d'herbes un peu plus hautes. J'ai utilisé du crin de cheval, lui ayant trouvé un aspect pratique pour le "planter" dans le décor (sans jeu de mots) grâce à sa rigidité.
D'autres herbes sont également ajoutées, en filasse de plombier. Les petites fleurs sont des herbes séchées, l'herbe grasse (elle est verte, ici) est un produit Héki. La figurine du chef de char est bricolée maison, avec une tête hornet. Les mains et les pieds sont récupérées sur des figurines Dragon. Je dis "bricolée maison" car je n'ose parler de sculpture ici...
:-(
Mais je ne désespère pas, et peut être qu'un jour je les referai...
:-)
La base est peinte à l'aérographe. Des verts, des marron, de plusieurs teintes pour varier et faire un peu plus naturel.
L'arbre est peint de 5 ou 6 verts différents. J'ai cette fois ci préféré mettre le côté irrégulier de la base vers l'arrière, pour un peu d'originalité. Chaque pavé est ensuite repris individuellement de divers tons marron orangé. Quelques pastels viennent sur l'ensemble pour terminer.
Les tons des pavés sont très dilués, afin de laisser ressortir la teinte du dessous. Puis les éléments sont fixés. Les figurines sont collées (une aiguille les maintient en place) tandis que le char est vissé sur la route. Visser le char est pratique, car c'est solide et pas de trace de colle. La vis est mise dans la caisse, et camouflée par des herbes sous le char: on ne voit rien. Les personnages regardent dans la même direction: "on nous appelle ?"
Vue de dessus. Le camouflage semble quand même relativement efficace... Le Français dans sa splendeur: j'ai faim !

;-))

Il a faim, mais va-t-il avoir le temps d'avaler sa maigre pitance ? ..

GALERIE